JO 2040 : Arabie Saoudite et Égypte dans la course pour accueillir les Jeux ?

JO 2040 : Arabie Saoudite et Égypte dans la course pour accueillir les Jeux ?

Après leurs brillantes performances aux JO de Paris, les pays de la région ANMO GCC se positionnent désormais comme des candidats sérieux pour organiser les prochains Jeux Olympiques. Déjà en route pour les Jeux Asiatiques d'hiver en 2029 et d'été en 2034, l'Arabie Saoudite semble prête à franchir une nouvelle étape. Fusse par émulation ou rivalité avec son voisin qatari, le royaume saoudien semble déterminé à marquer plus de points sur la scène sportive internationale. Le Ministre des Sports a affirmé cet objectif au journal Telegraph Sport : « Nous avons de très grandes ambitions sportives en Arabie Saoudite et sommes convaincus que nous possédons les qualités, les valeurs et l’expérience nécessaires pour accueillir n’importe quelle compétition. »

L'Ascension économique de Riyad : Les JO comme catalyseur de croissance urbaine ?

L'évolution de l'économie saoudienne confirme les ambitions du Ministre des Sports. Selon Statista, entre 1989 et 2029, le PIB par habitant moyen de l’Arabie Saoudite a été multiplié par cinq, passant de 7 287 dollars à 38 672 dollars. Cette croissance remarquable permet au royaume de rivaliser avec des nations européennes, également en lice pour les prochains Jeux Olympiques. En comparaison, l'Allemagne - également en lice pour 2040 - a connu une progression économique légèrement inférieure. Son PIB par habitant a presque quadruplé pendant la même période, passant de 16 232 dollars à 63 551 dollars.

Cependant, malgré cette croissance impressionnante, l’organisation des Jeux Olympiques à Riyad pourrait représenter un coût élevé. Paris a dépensé plus de 11 milliards d’euros pour les JO de 2024, et Tokyo environ 12 milliards d’euros pour ceux de 2020. Néanmoins, cet investissement pourrait être justifié par les bénéfices potentiels. Les précédentes éditions des JO ont souvent servi de catalyseur pour des transformations urbaines durables. À titre d'exemple, les JO de Rio en 2016 ont non seulement généré des revenus considérables, mais ont également permis des améliorations d'infrastructure majeures, telles que de nouvelles lignes de métro et des établissements scolaires modernisés. Ces développements répondraient ainsi aux besoins croissants de l'Arabie Saoudite. Avec une superficie de 2,15 millions de kilomètres carrés, le pays nécessite des infrastructures de transport plus efficaces pour relier ses différentes régions. Les projets en cours, comme le métro de Riyad, pourraient bénéficier d'un coup d'accélérateur significatif grâce à l'accueil des JO, à l'instar de ce qui a été observé à Rio.

Sissi City et au-delà : La stratégie du Caire pour accueillir les JO de 2040 et affirmer le Leadership Africain

Tandis que Riyad se prépare pour ses futures grandes compétitions, le Caire émerge également comme un concurrent sérieux pour les JO de 2040. L'Égypte, qui n'a jamais accueilli les Jeux Olympiques, se positionne désormais comme un candidat crédible pour 2036 ou 2040. Mustapha Berraf, président de l'Association des Comités Nationaux Olympiques Africains, a souligné l’aspiration du continent africain à jouer un rôle central sur la scène sportive mondiale. L'Égypte, déjà expérimentée dans l'organisation d'événements sportifs majeurs, a démontré sa capacité à gérer des infrastructures robustes et une logistique efficace. Un élément clé de cette candidature est le développement de « Sissi City », une nouvelle ville près du Caire, dotée d’infrastructures modernes, y compris un stade de 80 000 places et plusieurs complexes sportifs.

Ce projet ambitieux vise à accueillir les JO avec des installations conformes aux normes internationales. L'organisation des Jeux Olympiques pourrait également dynamiser l'économie égyptienne. Malgré une croissance ralentie à 3,8 % pour 2022/2023, les perspectives restent positives, notamment grâce à un accord récent de 35 milliards de dollars avec les Émirats pour développer la région de Ras El Hekma. L'Égypte espère que les JO revitaliseront son économie, suivant le modèle brésilien post-Rio 2016, qui a bénéficié d’importants investissements en infrastructures. Avec une prévision de croissance de 4,5 % d'ici 2024/2025, les JO pourraient non seulement renforcer le profil international de l'Égypte mais aussi stimuler une croissance économique durable. Avec ses ambitions et ses projets d'infrastructure, l'Égypte est bien positionnée pour rivaliser avec l'Arabie Saoudite et inscrire son nom dans l'histoire des Jeux Olympiques.

Sources :

https://www.eurosport.fr/jeux-olympiques/organiser-les-jeux-olympiques-objectif-ultime-de-l-arabie-saoudite_sto9095035/story.shtml

https://www.mckinsey.com/capabilities/operations/our-insights/learning-from-experience-how-hosting-the-olympics-can-leave-a-positive-legacy%E2%80%8D

https://sportetsociete.org/2022/12/18/jo-2036-larabie-saoudite-plus-ambitieuse-que-jamais/

https://www.statista.com/statistics/261742/tourist-arrivals-in-middle-east-countries/

https://fr.countryeconomy.com/gouvernement/pib/bresil

https://africaolympic.com/legypte-en-route-vers-lorganisation-des-jeux-olympiques-de-2036-et-2040-un-reve-africain-en-marche/#:~:text=Les%20Jeux%20Olympiques%20de%20Paris,Olympiques%20de%202036%20et%202040

https://www.afdb.org/fr/countries/north-africa/egypt/egypt-economic-outlook#:~:text=La%20croissance%20du%20PIB%20devrait,'améliorer%20en%202024%2F25

https://www.youtube.com/watch?v=-zfzzSHav8w

https://sportetsociete.org/2024/08/16/lasie-et-leurope-en-pole-position-pour-se-repartir-les-jo-2036-et-2040/#:~:text=Elle%2Daussi%20d'abord%20positionn%C3%A9e,organisationnelle%20des%20Jeux%20Europ%C3%A9ens%202023

https://www.teamfrance-export.fr/fiche-marche/mobilite-et-logistique/transports-ferroviaires-et-urbains/SA

https://www.olympics.com/cio/devenir-un-hote-des-jeux-olympiques/conditions-requises-pour-accueillir-les-jeux-olympiques

https://www.statista.com/statistics/268069/gross-domestic-product-per-capita-of-saudi-arabia/

https://www.statista.com/statistics/295465/germany-gross-domestic-product-per-capita-in-current-prices/